Mot de circonstance au culte d’actions de grâce à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de la RDC organisé à la cathédrale du centenaire protestant ce 29 juin 09
Bien-aimés frère et sœurs,
A l’occasion du quarante 49ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, nous avons le grand plaisir de vous souhaiter la bienvenu dans cette cathédrale du centenaire protestant.
En effet, tous les Congolais sont appelés à rendre grâce à Dieu pour cet évènement de grande portée historique.
A la différence de tous les autres pays de la terre, le Dieu bon, fidèle et juste , nous a confié un pays où il a semé des richesses potentielles d’ une diversité scandaleuse.*
Dieu nous a placé sur ce territoire pour y jouir en tout en liberté et dignité comme des êtres humains évidemment crées à son image et à sa ressemblance. Car, Dieu lui - même est libre. Et Il nous a donné la liberté par Jésus-Christ, notre Seigneur, Sauveur et Grand frère.
Jésus-Christ a déclaré : « L’esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération et au aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté » (Luc 4 :18).
Pour nous Congolais, quel sens pouvons nous donner à l’indépendance ? Quarante-neuf ans viennent de s’écouler depuis que nous sommes indépendants. Cela appelle le devoir de la mémoire.
Dieu s’adresse au peuple d’Israël en ce terme : « Souviens-toi que tu as été esclave en Egypte et que le Seigneur Dieu t’a libéré. C’est pour cela que je vous ordonne de mettre en pratique ces commandement » (Deutéronome 24 :18).
De même aujourd’hui, Dieu demande au peuple congolais : Souvenez-vous que vous êtes indépendants depuis quarante-neuf ans.
En vérité, très peu de gens comprennent le sens de cet événement : l’indépendance, la liberté ! Il y a beaucoup de chose à dire, à faire dans le sens de la liberté, la promotion et surtout la restauration de la dignité humaine, des droits de l’homme et de la mise en route d’un véritable Etat de droits.
Le devoir de la mémoire est une voie pour un meilleur avenir de la RD du Congo.
Chers frères et sœurs,
Au Congo- Kinshasa, pays truffé d’un peuple fort d’une mosaïque harmonieuse des tribus, d’une faune et flore sans pareil d’une hydrologie intarissable, d’un sol dont la fertilité est sans concurrent, on y trouve paradoxalement des populations qui croupissent dans la misère la plus noir de la terre.
Il y a aussi lieu de se poser des questions sur l’indépendance politique. Il est impérieux que les gens jouissent de richesses que Dieu leur a données par sa grâce. Car, d’indépendance politique implique l’indépendance économique, sociale et culturelle.
Tous les Congolais doivent manger à leur faim, envoyer leurs enfants à l’école sans tourment, disposer d’un logis descentes jouir totalement de la paix et de la prospérité.
Pour y parvenir, tous les congolais sont tenus à éviter :
- la persistance des erreurs du passé
- le recours aux antivaleurs longtemps décriées, dont la corruption, l’impunité, la cupidité et l’égoïsme
- la dépendance extérieure notamment dans les produits vivriers, qui sont autant des preuves d’une absence de culture historique.
Au fait, l’absence de la culture historique s’exprime par le fait que la majorité des congolais ne perçoit pas d’où elle vient, où elle est et où elle va.
Bien aimés,
Le manque de perception de son passé, de recherche du sens de son présent et de vision pour l’avenir risque de conférer à la R D du Congo l’image d’une voiture qui reste longtemps au garage en éternelle réparation et sur laquelle on tente avec amateurisme toute sorte de pièces de rechange, sans qu’elle puisse démarrer.
Peuples Congolais, souvenez-vous que vous êtes indépendants depuis 49 ans pour que la conscience historique adéquate vous préserve de la fixation sur le présent et vous épargne de l’aveuglement.
La conscience historique rappelle le sens du passé et impulse le passage de la servitude à la liberté, la transformation de l’aliénation à la prise en charge et l’abandon de l’état de dépendance à la saisie totale de l’état d’indépendance.
Un tel Passage vise l’avènement d’un Etat de droits où non seulement la justice règne, mais elle est effectivement mise en pratique.
Tout cela est l’affaire de tous les Congolais !
C’est pourquoi l’Eglise du Christ au Congo, Eglise au milieu du grand village la R D Congo, organise à travers son centre de formation en Management et Développement Organisationnel et sa Commission Justice, Paix et sauvegarde de la création des journées de réflexion sur le thème :
« 49 ans d’indépendance de la R D C, l’ ECC tire des leçons et ouvre des perspectives »
Le programme prévoit une visite guidée des sites historiques et des conférences débat en dates du 1er, 2 et 3 juillet 2009à partir du de 9 heures jusqu'à 17heures ;
En effet, la visite guidée et exposition seront animées par les cadres des Archives Nationales.
Le professeur LUMENGANESO, Directeur des Archives Nationales, nous parlera des faits et contexte historiques du 30 juin 1960. Ce sera là une occasion pour former tant soit peu notre conscience historique d’autant qu’un peuple, sans histoire n’a pas d’avenir. Le Prof MUNAYI parlera quant à lui du rôle de l’Eglise avant et après la colonisation ; un façon pour elle d’évaluer son action. Une action fondée sur la parole de Dieu. D’où l’intervention du Prof. MEME qui va présenter un réflexion théologique sur le sens de l’indépendance avant que la jeunesse par Me Hubert EFOLE donne sa perception de cette indépendance 49 ans après.
Bien-aimées frères et sœurs,
Le grand savant allemand Albert Einstein disait : «Je ne pense jamais à l’avenir. Car il vient trop tôt » C’est une façon de dire que lorsqu’on pense à l’avenir il est déjà la. L’avenir est dans le présent. Un présent mal vécu ne peut jamais assurer un bel avenir. C’est pourquoi, nous sommes appelé à vivre le présent avec responsabilité afin d’assurer un bel avenir à nous tous et aux générations futures.
Que Dieu vous bénisse
Dr. MUTOMBO Ndalamba
Coordonnateur des Commissions
Justice, paix et sauvegarde de la création de l’ECC/MEU |