Kinshasa, du 03 au 07 mai 2010
Atelier de formation sur la capitalisation des expériences

Tenu au CEFORMAD – Kinshasa, du 03 au 07 mai 2010, cet atelier a porté essentiellement sur la thématique de la capitalisation comme démarche, outil de pérennisation des savoirs transmissibles qui s’inscrit dans un processus de « recherche – action ».
Animé par Nicolas HEEREN, Directeur et Formateur et Blandine le Bourgeois, du Centre International d’Etudes pour le Développement Local, CIEDEL en sigle, de l’Université Catholique de Lyon en France.
Ils ont conduit, grâce à la méthodologie « learning by doing » les participants, dont 4 femmes et 8 hommes, venus de divers horizons, à mieux cerner la notion de capitalisation que beaucoup confondaient à la documentation.
Des définitions ramassées individuelles des participants, on est arrivé àconfectionner la prédéfinition globale suivante : « A partir de la pratique vécue, des expériences et des actions réalisées, Faire une relecture individuelle ou collective, permettant d’organiser, de systématiser et de transformer les savoir, savoir faire et savoir être, utiles et utilisables, Sous forme d’outils (modélisation ; référence) pour une mise à disposition / transfert pour soi ». Pendant ces cinq jours, il a été question de comprendre les différentes sortes de capitalisation : - individuelle – collective – institutionnelle et les différentes démarches pour la réalisation de chacune.
Globalement, grâce aux exercices, la démarche en quatre point à amener les participants à mieux maîtriser :
Premièrement la capitalisation individuelle qui procède par :
- Travail de mémoire / déroulement de l’action / chronologie des faits
- Identification de points d’inflexion
- Identification des Savoir faire
- Modélisation des savoir faire transposables

Deuxièmement, la capitalisation collective sur une thématique commune, le « vider classer » permet de mettre en évidence des points d’inflexions et donc les savoir faire, en procédant de la manière suivante:
- Situation initiale – plusieurs personnes avec chacun leur recueil de mémoire… vider, classer sur une thématique commune
- Idée conceptualisée - savoir faire, sous savoir faire – sur un même thème
- Partage / discussion pour ordonner, organiser
- Recherche de compromis
- Recherche d’information – apport extérieur
- Mise en œuvre
- Production finale (nouveaux savoir faire, changement, amélioration…)
Sur la capitalisation institutionnelle, avec l’organigramme de type classique d’une institution où chacun joue un rôle différent donc chacun aussi capitalisera selon sa fonction ; fonctions différentes donc les intérêts par rapport à la capitalisation diffèrent. Parfois les structures sont centralisées – pouvoir vers le haut ; parfois plus décentralisées – décentralisation vers le centre opérationnel ; parfois plus de pouvoir à la techno structure – technocratisation.
La capitalisation, à tous les niveaux de la structure, doit être menée en connaissance des éléments ci-après :
Agent de la structure |
Objectif de la capitalisation |
Utilisateur |
Produit final |
Temps (durée, rythme) |
Coût |
La politique de l’institution décide de la manière de gérer ses ressources. Les liens importants entre institution / politique de capitalisation / gestion des ressources humaines / qualité de l’action.
C’est avec un pincement au cœur que la session s’est terminée, le vendredi 07 mai 2010, après une évaluation générale de la session et des mots de circonstance du CIEDEL et du CEFORMAD. |